Octobre 2017 /267
TypeArt

Lumière ! L’aventure commence

Lumiere

Un film de Thierry Frémaux
À voir aux cinémas Churchill, Le Parc et Sauvenière

En 1895, les frères Lumière créent une machine qui allait émerveiller le monde entier : le cinématographe. Ils signent les tout premiers films de l’histoire du cinéma et posent également la grammaire technique de ce qui allait devenir le 7e Art. Le film réunit des chefs-d’œuvre célèbres ou des films plus obscurs...

Qui aurait cru, il y a plus de 100 ans, qu’une “attraction foraine” deviendrait l’un des piliers de notre culture moderne, c’est-à-dire le cinéma comme art de masse et de divertissement ? Sans doute les Lumière espéraient-ils un succès colossal, mais peut-être pas à ce point. Ce qui est sûr en revanche, c’est que le documentaire de Thierry Frémaux, actuel délégué général du Festival de Cannes, rappelle combien les frères Lumière ont inventé non pas une prouesse technologique mais un art à part entière. Car dire que les Lumière ont inventé le cinéma est faux : il y a eu Thomas Edison, les frères Skaladnowsky avant eux. En revanche, les Lumière ont codifié, à une exception majeure près (le montage, qui viendra bien plus tard) tout le langage cinématographique : mise en scène, profondeur de champ, direction d’acteur, cadrage, tout est présent, soigné, abouti dans les films des Lumière et de leurs opérateurs. C’est ce que Frémaux martèle, de manière ludique, avec son timbre de voix éraillé et son ton didactique mais léger : il suffit de voir L’arrivée d’un train en gare de La Ciotat ou La sortie des usines pour comprendre que rien n’était laissé au hasard. Si Lumière ! L’aventure commence est une formidable introduction à tout un pan de l’histoire du cinéma méconnu du grand public, sa richesse est pourtant ailleurs, dans le choix même des films opéré par Frémaux (qui en a retenu 144 sur plus d’un millier encore existants). La poésie réside dans les images elles-mêmes, magnifiquement restaurées, où l’entrée d’un bateau dans un port est presque mystique, où le déjeuner d’un bébé fait sourire jusqu’aux oreilles, et où les merveilles de la fin du XIXe siècle apparaissent pour la première fois à la vue de tous.

Essentiel, le film l’est dans son propos, et dans la remise en perspective (en “lumière” ?) qu’il fait de l’œuvre fondatrice du 7e Art, celle de doux inventeurs, un peu poètes, assurément artistes.

Si vous voulez remporter une des dix places (une par personne) mises en jeu par Le 15e jour du mois et l’ASBL Les Grignoux, il vous suffit de téléphoner au 04.366.48.28, le mercredi 25 octobre, entre 10 et 10h30, et de répondre à la question suivante : quel magicien est considéré comme le père du cinéma avec les Lumière ?

Bastien Martin
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