Septembre 2014 /236
De Strebelle à RansonnetUn jour à l’ULg : le Musée en plein air du Sart-Tilman a été créé le 6 octobre 1977
Au détour des allées du Sart-Tilman surgissent les oeuvres du Musée en plein air. Créé officiellement le 6 octobre 1977, ce musée situé au coeur du site universitaire* abrite aujourd’hui une collection riche de 126 pièces (principalement sculptées) et offre au visiteur un « bel aperçu de l’art contemporain en Belgique francophone », comme le souligne la conservatrice Karlin Berghmans. Pierre Alechinsky, Jo Delahaut, Félix Roulin ou encore Serge Vandercam : ces signatures plastiques animent un des espaces de vie majeurs de la communauté universitaire.
Conçues en harmonie avec le lieu qu’elles investissent, les nombreuses sculptures du musée, ces fragments de sens, écrivent, de la beauté naturelle du campus à la ligne sobre de ses architectures, une histoire commune. Fruit de la morphologie particulière des collections, l’imbrication originelle s’exprime tout particulièrement dans certaines oeuvres, comme l’Esplanade de Jo Delahaut ou le Labyrinthe de Léon Wuidar. A l’abstraction colorée de la première – née d’une collaboration avec l’architecte André Paulus et le céramiste Jean-Claude Legrand –, répond la géométrie austère du second. Déployés devant la faculté de Psychologie et des Sciences de l’éducation, les méandres de marbre blanc et de granit noir (subtile évocation du pavement des cathédrales gothiques) font écho à la complexité de l’esprit humain.
Loin de s’inscrire dans une immuable fixité, les collections du musée s’enrichissent constamment : au mois de novembre 2013, elles accueillaient les courbes gracieuses du Sapin rouge de Jean-Pierre Ransonnet. Paré de vermillon, le géant d’acier Corten est installé au croisement du boulevard du Rectorat et de l’allée du 6-Août. Soigneusement choisi, cet emplacement répond aux fonctions assignées au conifère : devenir un point de repère, un lieu de rendez-vous, faire sens dans le paysage universitaire. A ces nouvelles acquisitions répondent également des expositions régulières : en octobre prochain, les visiteurs découvriront l’univers artistique de Serge Vandercam et de son entourage. Outre l’agrandissement des collections, l’avenir du Musée en plein air s’articule autour de plusieurs axes essentiels : un de ses enjeux cruciaux est sa visibilité au sein du campus. Pour Karlin Berghmans, la rencontre entre le personnel, les étudiants, les visiteurs et les oeuvres est en effet une priorité. Dans cette optique, le musée se dotera prochainement d’un nouvel espace d’accueil, plus central, en s’installant dans la Galerie des arts (au B7b). Un nouvel écrin, ouvert sur la communauté universitaire, qui viendra rehausser un des joyaux du patrimoine de l’ULg.
Julie Delbouille
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