Décembre 2015 /249
Représentation des chercheursConseil du corps scientifique, organe de représentation des chercheurs
Ceci n’est pas un syndicat. Même si les apparences sont trompeuses. Fédérer, informer, représenter, améliorer, n’est-ce pas là les principales missions d’un organe de représentation des chercheurs ? Si ce n’est que le Conseil du corps scientifique (CCS) ne souhaite pas s’inscrire dans une stratégie de coups de gueule. « S’il faut le faire un jour, on le fera, dit avec le sourire son président Ahmed Rassili, chercheur au sein de la faculté des Sciences appliquées. Mais notre rôle est d’abord d’informer et de formuler des propositions, d’être un relais entre les chercheurs et les autorités universitaires. » QUELS STATUTS ?
Voilà pour la forme. Sur le fond, plusieurs objectifs sont poursuivis. D’abord, être présent à tous les niveaux de l’Institution pour représenter le personnel scientifique. Ensuite, remettre des avis (d’initiative ou à la demande des autorités) sur les dossiers qui concernent les chercheurs. Enfin, au travers de réunions régulières, informer les représentants de chaque Faculté des derniers enjeux et évolutions. Le CCS a également constitué des groupes de travail, chargés de réfléchir à différentes problématiques. Comme celle des statuts. « Il y a 4000 scientifiques à l’ULg et presque autant de statuts différents, explique Ahmed Rassili, en forçant le trait. En 2009, un règlement a été adopté avec notre soutien, stipulant qu’après six ans à durée déterminée, un chercheur pouvait prétendre à un CDI. Mais cela n’a jamais été appliqué. Nous avons donc relancé la machine. C’est un dossier important, parce que cela peut avoir des répercussions sur la motivation des chercheurs. »
CONDITIONS OPTIMALESSimplification des titres, intégration du personnel scientifique des anciennes Hautes Écoles, impact du non-remplacement de certains membres du personnel, accueil et intégration des chercheurs FNRS, évaluation du règlement de travail, analyse de la charge administrative grandissante au détriment de la recherche… autant de réflexions également menées par le CCS. Dont l’objectif est, in fine, de faire en sorte que les scientifiques puissent exercer leur métier dans des conditions optimales. « L’Université n’est pas un employeur comme un autre, conclut Christophe Breuer. Les chercheurs s’impliquent bien au-delà des huit heures par jour dans cette institution et dans un monde de la recherche en profonde mutation…»
Mélanie Geelkens
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