Décembre 2016 /259
En français dans le gesteNouvelle filière en traduction
Depuis la rentrée, les étudiants en traduction-interprétation ont la possibilité de suivre un bachelier en anglais/langue des signes francophone. Ce nouveau cursus, élaboré en collaboration avec l’université Saint-Louis-Bruxelles, répond à un besoin réel d’interprètes vers la langue des signes. Jusqu’à ce jour, l’initiation à la langue des signes était encore peu répandue dans l’enseignement supérieur. L’apprentissage se limitait majoritairement aux cours du soir ou de promotion sociale.
En raison du caractère oral de son enseignement, le bachelier en anglais/langues des signes s’adresse à des personnes entendantes désireuses de répondre aux besoins de la communauté malentendante. Cours d’anglais, cours généraux à finalité culturelle et cours de langue des signes francophone écrite et orale signée composent l’essentiel du cursus. « Traditionnellement, les étudiants interprètes devaient choisir deux langues parmi l’anglais, le néerlandais, l’allemand et l’espagnol. Désormais, ils peuvent opter pour la langue des signes comme deuxième langue. Néanmoins, celle-ci doit obligatoirement être combinée avec l’anglais pour une question d’organisation. Les cours ont lieu à Liège et à Bruxelles à raison d’une après-midi par semaine et certains sont donnés à distance », précise Julien Perrez. Les fonds alloués par la Fédération Wallonie-Bruxelles et le Service public de Wallonie ont en effet permis la création d’un laboratoire destiné à la formation et la pratique de la langue des signes. Ce Language District situé dans le complexe Van Beneden-Pitteurs dispose de 17 cabines, chacune munie d’un ordinateur et d’une caméra, permettant aux étudiants de suivre les cours dispensés par l’université Saint-Louis-Bruxelles ou d’engager des conversations à distance avec plusieurs intervenants. Depuis la rentrée, cinq étudiants sont inscrits dans le cursus, mais ce nombre devrait augmenter. Un pari sur l’avenir que Julien Perrez fait avec enthousiasme : « Le cursus proposé depuis cette année est encore peu connu mais, au vu de la demande et des débouchés subséquents, l’engouement devrait croître sur le long terme. » À la fin du bachelier, les étudiants auront atteint un niveau 6. Ils pourront compléter leur formation par le master dispensé à l’UCL et ainsi atteindre le niveau 7 requis pour prétendre au titre d’interprète officiel.
Marjorie Ranieri
Photo : J.-L. Wertz
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