Janvier 2017 /260
Ecologie tropicaleExploitation et conservation de la forêt
Le gratin des chercheurs européens se réunit à Bruxelles du 6 au 10 février. Gembloux Agro-Bio Tech coorganise l’événement.
FORÊTS, SAVANES, MANGROVESChaque année, les scientifiques européens spécialisés dans l’étude des régions tropicales se réunissent pour faire le point sur les travaux en cours et pour orienter les recherches futures. Cette fois, c’est Bruxelles qui accueillera l’événement du 6 au 10 février, organisé par la Society for Tropical Ecology (ex-Gesellschaft für Tropenökologie, Allemagne) et placé, pour l’occasion, sous la responsabilité de l’ULB/VUB, de l’ULg, de l’Institut des sciences naturelles, du Musée royal d’Afrique centrale et du Jardin botanique de Meise. Entre 300 et 400 experts y parleront des forêts, des savanes, des mangroves, des grands lacs, etc. « Ce genre de rencontre est toujours un moment important, fait remarquer Adeline Fayolle, membre du comité scientifique de la conférence et chargée de cours au TERRA Research Centre, Central African Forests (ex-laboratoire de foresterie tropicale et subtropicale), à Gembloux Agro-Bio Tech. Malgré l’ère numérique, les chercheurs ont besoin d’échanger en direct. Mais ces cinq journées, très pointues sur le plan scientifique, constituent aussi l’occasion, pour la recherche européenne, de se profiler sur une scène mondiale plutôt dominée par le monde anglo-saxon et des résultats de recherches publiés d’une manière, disons… plus flamboyante, plus clinquante qu’ailleurs, notamment en Europe. »
TALI, BOIS TROPICALEn matière de certification (le FSC, par exemple), le laboratoire gembloutois dispose d’une solide expérience*. Le Dr Barbara Haurez, postdoctorante, présentera une communication sur la compatibilité entre la certification et le statut d’“Intact Forest Landscape” (IFL), promu par certaines ONG visant à assurer la conservation de zones forestières homogènes de plus de 50 000 hectares. Adeline Fayolle présentera les résultats d’une recherche sur le fonctionnement et la diversité des savanes et des forêts sèches africaines, via l’analyse floristique de 200 sites en Afrique subsaharienne. Anaïs Gorel, doctorante, axera sa communication sur le Tali, une essence commerciale très prisée – en réalité deux espèces très proches – dont elle a testé la résistance à la sécheresse dans le contexte du dérèglement climatique, etc. De quoi intéresser, pour ne parler que des forestiers, bien du monde...
Philippe Lamotte
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