Janvier 2017 /260
La ferme expérimentaleL’on peut y apercevoir le nez vibrionnant des lapins appartenant à la seule race wallonne, le bleu de Ham. Ils sont une cinquantaine à grignoter toute la journée. Tout comme des alpagas, des cobayes, des abeilles, des carpes, une centaine de poules, trois chèvres, un mouton, une myriade de mouches africaines “black soldier”, une trentaine de pigeons, un âne et un troupeau de bovins. Bien connue des citadins en culottes courtes qui viennent y découvrir le monde merveilleux de la ferme cornaqués par leur accompagnateurs, celle du Sart-Tilman, baptisée “Cellule d’appui à la recherche et à l’enseignement – Ferme pédagogique et experimentale” est avant tout une structure d’accueil, de soutien ou d’assistance directement affiliée à la faculté de Médecine vétérinaire et qui accueille toute une série de projets de recherche des laboratoires vétérinaires. ÉVOLUTIONS
Bâtie au sommet d’un versant nord de la vallée de l’Ourthe, la ferme dispose de larges prairies (70 ha) nécessaires aux activités agricoles et est également entourée de magnifiques étendues boisées et sauvages. Les bâtiments ont été construits dans une architecture traditionnelle, proche du schéma des fermes condruziennes “en carré” sur un sol pavé et des fondations en pierres de taille du pays, entre 1982 et… 1984, année qui correspond à l’arrivée des premiers animaux. Dans les premières années de son fonctionnement, une station de méthanisation avait même été mise en route sur le site, qui a fonctionné pendant près de dix ans. Désormais, ces installations sont en cours de démantèlement et un projet de centre de reproduction équine est à l’étude pour mettre utilement à profit la surface libérée. La porcherie, d’une capacité potentielle de 850 porcs gras par an, s’est elle aussi arrêtée en novembre 2015, à cause de sa vétusté, mais devrait également être reconvertie grâce à un projet d’aquaculture lié au déménagement du Centre de formation et de recherche en aquaculture (Cefra) actuellement basé à Tihange. Enfin, les quelques vergers toujours existants ne sont plus exploités. PARRAINER UN VEAU« Nos activités ne se limitent pas aux bovins puisqu’on peut, sans entrer dans le détail, également trouver des lapins et des poules – pour des projets de conservation de patrimoine génétique, de préservation de la race, ainsi que des essais de transgénèse – des cobayes, des poneys et des pigeons pour des activités pédagogiques, des carpes et des alpagas, ainsi que des mouches africaines, impliquées dans des essais d’entomophagie pour nourrir des poulets, ou encore des escargots d’élevage », poursuit Ludovic Martinelle. La zone fourmille d’activités et de nombreux étudiants y viennent régulièrement pour prodiguer des soins au bétail, que ce soit dans le cadre de la zootechnie ou dans celui des activités cliniques (écornage, vaccine, prélèvements). Et depuis cette année, une formule de parrainage de veaux permet à des étudiants, dès leur deuxième année d’études, de suivre plus spécifiquement l’animal depuis sa naissance et de réaliser des interventions de type vétérinaire sans devoir attendre les activités cliniques prévues à partir de la quatrième année.
Texte et photos : Fabrice Terlonge
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