Avril 2017 /263
Indispensable sésameL’examen d’entrée en médecine et en dentisterie aura lieu le 8 septembre
Le 14 mars dernier, la Commission d’enseignement supérieur a adopté le projet de décret visant à instaurer un examen d’entrée en médecine et en dentisterie. Validé par le conseil d’état, le texte a été voté le 30 mars. Interview du doyen de la faculté de Médecine, le Pr Vincent d’Orio. Le 15e jour du mois : Etes-vous satisfait?
Pour ma part, je pense que cette réduction du nombre d’étudiants garantira une qualité optimale de formation. Toutefois, si le système actuel de financement de l’enseignement supérieur perdure, je crains que la viabilité des facultés de Médecine soit mise à mal. La ministre s’était d’ailleurs engagée à trouver une formule nouvelle pour assurer cette viabilité. Le 15e jour : Les modalités de l’examen sont-elles déjà connues ? V.d’O. : L’examen d’entrée aura lieu le 8 septembre en un endroit unique, pour tous les élèves désireux d’entamer des études de médecine et de dentisterie. Une seule session sera organisée en 2017, mais il est envisagé qu’il y en ait deux ultérieurement et, peut-être, dans des lieux distincts. L’examen a un double objectif : mesurer si les connaissances indispensables à l’entame du cursus sont acquises par les élèves dans les matières scientifiques (biologie, chimie, physique, mathématique), ce qui représente la première partie de l’examen, et vérifier leurs aptitudes à la communication, au raisonnement et à l’empathie, ce qui en constitue la seconde. Pour réussir, les candidats devront obtenir 10/20 dans les deux parties de l’épreuve et au moins 8/20 dans chaque matière.
Le 15e jour : Que pensez-vous de ce nouveau règlement ? V.d’O. : Je suis assez sceptique sur les objectifs de la mesure. Aujourd’hui, il n’est pas démontré que la régulation du nombre de médecins telle que proposée soit adaptée aux besoins réels de la population. La seule motivation du gouvernement fédéral est, clairement, de réduire les coûts des soins de santé. Or, à l’exemple de l’Allemagne, je pense qu’il faut faire correspondre l’offre médicale aux besoins et non l’inverse. Et je suis persuadé que la définition des attentes doit se faire au niveau régional, en tenant compte des spécificités de la population locale et de la géographie des lieux. La carte des besoins ainsi dressée serait plus cohérente, plus logique, et en adéquation avec la capacité de formation des Facultés.
1 L’Institut national d’assurance maladie-invalidité (Inami) – sous la tutelle du ministre des Affaires sociales et de la Santé publique – délivre un “numéro Inami” à chaque médecin, sésame indispensable pour le remboursement au patient des consultations, prescriptions et médicaments.
Propos recueillis par Patricia Janssens
Photos : J.-L. Wertz
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