Octobre 2017 /267
Améliorer le bien-être en entrepriseChez les sportifs convaincus, les phrases pourraient avoir tendance à résonner comme des anaphores. Coach sportif dans une salle de fitness, préparateur physique pour un club de foot, professeur d’éducation physique dans le secondaire… Laurent Closset ne fait pas exception pour qui l’inactivité physique est un fléau. « Or pratiquer une activité physique régulière présente des enjeux sanitaires et sociaux énormes », n’hésite pas à marteler ce diplômé de l’Alma mater, en sciences de la motricité. Alors, pour contribuer à l’effort de guerre contre l’oisiveté, une fois son master empoché en 2015, il décide de mettre sur pied un projet alliant santé, bien-être et sport dans le milieu de l’entreprise. Cela, avec un autre ancien étudiant issu de la même promotion : Christopher Russo. « On a vu qu’il existait un business de ce type aux États-Unis dans des entreprises comme Google, Coca-Cola ou Facebook. On s’est lancé dans le concept ! » MANAGEMENT
Dans les activités proposées, pas question de nourrir le cliché du sportif musculeux qui soliloque sur son appareil de musculation. « C’est la course à pied qui fonctionne le mieux, avec un coach habitué à prendre en charge des niveaux différents grâce à des systèmes d’intervalles. » Mais il est nécessaire que l’entreprise dispose d’au moins une douche et que les participants aient des horaires et fonctions compatibles. Autres propositions, une à deux fois par semaine : yoga, renforcement musculaire, relaxation, marche nordique, abdos-fessiers… « Ce type d’initiative peut conduire à une augmentation de la productivité, à une réduction de l’absentéisme et à une diminution des coûts en soins de santé », argumente notre interlocuteur. Sans compter le bien-être rémanent ressenti le reste de la journée. MANGER MIEUX, BOUGER PLUSIl reste que Pêche, dont l’objectif n’est donc pas encore vraiment lucratif, rencontre quelques difficultés à convaincre les dirigeants de sociétés visées qui ne se montrent malheureusement pas toujours des plus réceptifs. Mais nos entrepreneurs bénéficient du soutien de Meusinvest (invest public de la province de Liège), grâce à leur hébergement par le VentureLab, l’éco-système de soutien à l’entrepreneuriat destiné à tous les étudiants et aux jeunes diplômés des institutions de l’enseignement supérieur du pôle académique Liège-Luxembourg. De quoi les porter un peu dans leur croisade en faveur du “manger mieux et bouger plus”.
Fabrice Terlonge
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