Février 2010 /191
Equité et transparenceLe FNRS s'aligne sur les procédures en vigueur en Europe
« Si nous voulons maintenir nos modèles sociaux et relever le défi de la mondialisation, nous devons investir dans la recherche et la formation, explique la nouvelle secrétaire générale du FNRS, Véronique Halloin. Et même si la recherche menée en Communauté française bénéficie d'une bonne réputation, nous devons sans cesse œuvrer à l'amélioration des programmes et veiller à tirer le meilleur parti des investissements consentis. » Contexte international Aujourd'hui, le FNRS doit repenser son développement dans un contexte européen afin d'assurer aux chercheurs la possibilité de participer à des projets d'envergure internationale. « Il importe dès lors que nos méthodes d'évaluation soient compatibles avec celles mises en place dans les autres pays », affirme la secrétaire générale, elle-même ingénieur civil - et ancienne vice-recteur à la recherche de l'ULB - maîtrisant bien les différents aspects de la politique de recherche. Equité et transparence sont les maîtres-mots de sa réforme. Le dépôt des candidatures reste très semblable ; c'est l'évaluation des projets (dits, dans le jargon, l'évaluation ex ante) qui est sensiblement modifiée. Dorénavant, les critères d'évaluation seront explicites et les motivations d'acceptation ou de rejet du dossier communiquées au candidat. « L'examen du dossier se passera désormais en deux temps, précise Véronique Halloin. En premier lieu, le projet - le FNRS en reçoit chaque année 2500 - sera soumis à un des experts indépendants qui devront rendre un rapport devant une commission scientifique. Celle-ci sera alors chargée de statuer dans un second temps. Signé par le président et après décision du conseil d'administration, le rapport final sera communiqué au candidat. » 13 commissions scientifiques thématiques, inspirées du modèle de l'European Research Council, seront installées : quatre en sciences exactes et naturelles, trois en sciences de la vie et de la santé et cinq en sciences humaines et sociales. La treizième, transdisciplinaire, sera consacrée au développement durable. Qui désignera les experts et les membres des commissions scientifiques ? Un comité d'accompagnement composé de membres des universités de la Communauté française et de représentants d'institutions sœurs. « Mis en place dans les prochaines semaines, ce comité sera chargé de proposer au conseil d'administration une liste d'experts de la première étape et une liste de membres des commissions scientifiques, reprend Véronique Halloin. La majorité d'entre eux seront choisis en dehors de la Communauté française afin de garantir un maximum d'objectivité dans l'examen des candidatures. » A l'écoute des chercheurs Patricia Janssens ** Le délégué du gouvernement faisant fonction de commissaire du gouvernement a déposé auprès du ministre de la Recherche scientifique un recours contre les décisions du conseil d'administration du 21 décembre, lequel ne concerne pas directement les principes de la réforme exposée ici. Ce recours est suspensif pour 2011, ce qui autorise la mise en œuvre des nouvelles procédures en 2010.
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