Juin 2010 /195
Vent de réformesHEC-ULg met l’accent sur la pédagogie activeEn janvier 2005 naissait la nouvelle HEC-Ecole de gestion de l’ULg. Deux établissements jadis concurrents – les Hautes Etudes Commerciales et les départements d’économie et de gestion de l’université de Liège – se rapprochaient ainsi pour un “futur singulier”, selon la formule employée par Le 15e jour du mois de l’époque. La mise en place du processus de Bologne n’était pas étrangère à cette restructuration de l’offre des études en région liégeoise. « Le défi sera de figurer au palmarès des grandes Ecoles de gestion européennes pour que nos étudiants soient acceptés dans des institutions de prestige et, par ailleurs, afin que les jeunes de l’Euregio mais aussi de Porto, Paris ou Milan viennent parfaire leur formation chez nous », déclarait alors Yves Crama, aujourd’hui professeur en charge de la recherche opérationnelle et de la gestion de la production. Cette ambition est plus que jamais d’actualité en 2010. « Un des objectifs essentiels, souligne M. Crama, est de mieux différencier les spécialités proposées, et ce dans l’intérêt des étudiants et des marchés qui recrutent les diplômés. Un autre, d’importance aussi, est de simplifier la structure des filières, car jusqu’ici les programmes n’étaient pas très lisibles pour quelqu’un de l’extérieur. D’où la nécessité de les refondre en profondeur. » Il paraissait urgent, en effet, de mettre ceux-ci en adéquation avec les pôles d’excellence de l’Ecole. Philosophie qui répond à un constat : on n’est pas nécessairement fort en tout. En langage plus familier, cela donne : “Qui trop embrasse mal étreint”. Le changement se décline, concrètement parlant, en quelques lignes de forces principales. Le remaniement de l’architecture des cours d’abord : moins d’intitulés mais des cours plus denses de cinq crédits minimum. Le renforcement de l’enseignement des langues étrangères ensuite, lié au souci d’internationalisation de la filière : anglais dès la première année et, à partir de la 2e, une autre langue au choix (néerlandais, allemand, espagnol, italien); au niveau des masters, enseignement généralisé en anglais. La mise en place d’un portfolio de compétences enfin, offrant aux étudiants une grande variété d’ateliers transdisciplinaires : construction d’un projet professionnel, développement des soft skills (capacité de communication, de négociation, de leadership), etc.
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