Juin 2011 /205
Le concept d’intelligence territoriale au cœur du développement liégeoisA la fin des années 1960, avec la requalification de l’industrie wallonne, le tissu économique évolue et s’engage dans une nouvelle forme. Terminés les bassins miniers, place aux zonings industriels implantés en rase campagne et éloignés des centres urbains. L’entreprise s’implante en périphérie, dans une logique de regroupement, même si on ne parle pas encore à l’époque de “pôle de compétitivité”. Le bon sensGuénaël Devillet, directeur du Service d’étude en géographie économique fondamentale et appliquée (Segefa), avance comme nouvelle piste de réflexion le concept d’intelligence territoriale. Apparue vers la fin des années 1990, cette notion se focalise sur le développement durable des territoires en y intégrant la communauté territoriale. « L’expression “développement durable” a été un peu galvaudée. Pourtant, si l’on s’en tient à son sens premier, il conserve toute sa pertinence dans le domaine de l’intelligence territoriale puisqu’il combine les piliers que sont l’économique, le social et l’environnemental auxquels on peut ajouter la culture dans une vision transversale à long terme », observe le chercheur. Un colloque concretActeur central du développement économique de la province de Liège, la SPI+ fête ses 50 ans. Pour marquer le coup et aller de l’avant, l’agence s’est associée au Segefa et veut organiser un colloque international autour de la question des territoires intelligents et de l’approche intégrée du territoire. Le but est de s’inscrire dans la politique de stratégie Europe 2020 qui insiste sur les méthodologies destinées à aider les territoires à croître, à se différencier aussi tout en introduisant une réflexion sur la cohésion territoriale. « Autour de quatre thèmes centraux, plus d’une centaine d’acteurs seront réunis, avec les membres du réseau européen d’intelligence territoriale et des scientifiques sélectionnés par un comité, pour mettre en commun leurs compétences, leurs regards et discuter ensemble et au même endroit. Il est essentiel de mêler scientifiques et acteurs de terrain en vue de dégager des résultats pertinents pour Liège à l’issue de cette rencontre d’envergure », conclut Guénaël Devillet.
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