Septembre 2011 /206
Une formation spécifique pour les maladies animales émergentesA tous les diplômés que le domaine de l’infectiologie, de l’épidémiologie et de la pathologie des maladies émergentes intéresse, la faculté de Médecine vétérinaire de l’ULg propose une nouvelle spécialisation. Intégrée au sein du master complémentaire en Médecine vétérinaire spécialisée, ce module “maladies émergentes” interfacultaire et interuniversitaire est une première européenne. Défis sanitairesIl suffit de parcourir quelques articles de presse pour se rendre compte que les maladies animales émergentes sont de plus en plus souvent au cœur de l’actualité et plus seulement hors d’Europe. « Intensifiées par différents facteurs tels que l’augmentation croissante des voyages internationaux, et les bouleversements climatiques, les maladies comme l’influenza aviaire, la fièvre catarrhale ovine, la fièvre du Nil occidental ou la peste porcine africaine ont pris ces dernières années une importance particulière. Certaines d’entre elles, zoonotiques (ndlr : maladie ou infection qui se transmet naturellement des animaux vertébrés à l’homme et vice-versa) dont une partie résiste aux antibiotiques, affectent l’homme, explique le Pr Claude Saegerman, président du département des maladies infectieuses et parasitaires de la Faculté. Par ailleurs, de nouveaux agents zoonotiques ont également été identifiés très récemment en Belgique ; certaines pathologies peuvent avoir une origine tropicale et atteindre les pays occidentaux. » Cette spécialisation vise à former des gens capables non seulement de détecter rapidement les maladies émergentes mais plus globalement de les prévenir et de les contrôler. Outre l’étude approfondie des affections en tant que telles (infectiologie et pathologie) et de leurs vecteurs, la formation s’attellera à contextualiser la problématique en apprenant notamment à l’étudiant à récolter des informations pertinentes et à identifier les organisations internationales concernées. Car ces pathologies, qui peuvent se transmettre à l’homme, doivent être envisagées dans leur globalité. « L’influenza aviaire nous a obligés à considérer la maladie sous toutes ses facettes et la santé dans sa globalité : l’humain, l’animal et l’écosystème, poursuit le professeur. La prévention, la gestion, la communication et le contrôle des maladies occupent ainsi une place prépondérante dans la nouvelle spécialisation car, en cas de détection d’une pathologie nouvelle, il est essentiel d’agir rapidement. » Sur le terrainLa pratique de terrain n’est pas en reste. En collaboration avec le Centre d’étude et de recherches vétérinaires et agrochimiques (Cerva), l’Association régionale de santé et d’identification animales (Arsia), le Laboratoire de référence pour les maladies vectorielles, l’Agence nationale de sécurité alimentaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail (Anses), le Pr Saergerman veut impliquer au maximum les étudiants sur le terrain « pour leur faire dépasser la théorie ». Proposée dès la rentrée, la spécialisation s’adresse aussi bien aux jeunes diplômés qu’aux docteurs en Médecine, en Médecine vétérinaire ainsi qu’aux bio-ingénieurs en activité. Elle concerne aussi les membres de l’administration publique et de la coopération internationale.
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