Novembre 2011 /208
Une demande plus importante que l’offreDans la Fédération Wallonie-Bruxelles, un enfant sur 100 ne vit pas dans sa famille biologique. Sur 600 000 mineurs francophones, 6000 environ grandissent hors de leur foyer d’origine : la moitié en internats et institutions publiques de protection de la jeunesse, et une petite moitié en familles d’accueil. Rencontres et écouteIl y a plusieurs types de famille d’accueil. On distingue principalement celles appartenant à la famille élargie de l’enfant (accueil intrafamilial) et celles sélectionnées. Ces dernières font aujourd’hui défaut. Alertée, la fondation roi Baudouin, avec le soutien de la ministre de la Jeunesse et de l’Aide à la jeunesse, a confié une recherche sur cette problématique au Panel démographie familiale de l’Institut des sciences humaines et sociales (ISHS) de l’ULg. Au travers de questionnaires et d’entretiens réalisés au sein des familles d’accueil, l’équipe dirigée par Marie-Thérèse Casman de l’ISHS a cherché à mieux connaître le profil des familles, à identifier leurs besoins et à évaluer leurs rapports avec les différents services qui interviennent dans le placement. Intitulée “A la rencontre des familles d’accueil : profils, vécus, attentes”, l’étude a été récemment présentée et est disponible sur le site de la fondation roi Baudouin*. En outre, contrairement à l’adoption encadrée par le droit de la famille, les parents d’accueil ne bénéficient toujours pas de statut légal. Dans l’étude réalisée par l’ISHS, 73 % des répondants au questionnaire seraient favorables à l’existence d’une “assise légale leur reconnaissant certains droits”. Celle-ci leur permettrait d’intervenir plus facilement dans les décisions quotidiennes. En effet, même lorsque les relations entre les parents d’origine et la famille d’accueil sont satisfaisantes, cette dernière craint que l’enfant retourne dans un milieu peu bénéfique sans qu’elle puisse agir. Notons cependant que l’esprit du décret de mars 1991 relève davantage du supplétif que du substitutif. Bonnes pratiquesEn 2008, l’ISHS avait déjà, à la demande de la Fédération des services de placement familial et le fonds social des Institutions et services d’aide aux jeunes et aux handicapés (Isajh), arpenté ce terrain en récoltant, dix ans après leur majorité, la parole des jeunes autrefois placés dans des familles. Une soixantaine de jeunes avaient été interrogés : manifestement, l’évolution de ces jeunes était globalement positive même s’ils manifestaient certaines fragilités, notamment en termes d’accès à un diplôme supérieur. La plupart d’entre eux avaient par ailleurs conservé des relations avec leurs parents d’accueil.
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